Aoû13

Technicienne en génie électronique et électrique

Technicienne en génie électronique et électrique
Myriam Savage

Selon Emploi-Québec, très peu de femmes exercent le métier de technicienne en génie électronique et électrique dans la région Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine. Ce métier fait partie des quelques professions ayant les meilleures perspectives professionnelles pour l'horizon 2009-2013. Toujours selon les données d'Emploi-Québec, le revenu annuel moyen d'emploi à temps plein en Gaspésie – Îles-de-la-Madeleine, était de 50 000 $ pour l'année 2005.

Le programme Technologie de l'électronique industrielle, d'une durée de 3 ans, est offert au Cegep de la Gaspésie et des Îles, Centre de Gaspé. Ce programme permet d'acquérir les connaissances théoriques et pratiques nécessaires pour être capable de participer à la conception et à la vérification du fonctionnement des principaux instruments et appareils utilisés en commande et automatisation des procédés industriels.

Pour exercer ce métier, il faut :

  • aimer travailler avec des ordinateurs, des outils, du matériel spécialisé et des instruments dans des tâches exigeant de la précision;
  • être curieuse, minutieuse et persévérante;
  • avoir un intérêt pour les nouvelles technologies;
  • avoir un esprit d'analyse et des aptitudes pour la résolution de problèmes.

Selon Myriam Savage, étudiante de troisième année au centre de Gaspé, être autonome, avoir une bonne dextérité manuelle et aimer résoudre des problèmes sont des aspects importants pour bien réussir dans cette formation. De plus, pour travailler dans un domaine traditionnellement masculin, il faut également beaucoup de persévérance et de détermination, ainsi que de la facilité d'adaptation aux différentes situations. « Même si tu aimes ce que tu fais et que tu es certaine que c'est ce que tu veux, tu rencontres souvent des embûches. Donc, tu dois pouvoir passer par-dessus ces obstacles et continuer de l'avant. »

Récipiendaire de la bourse du regroupement des cégeps de l'Est du concours Chapeau, les filles ! 2009, et de deux bourses du Canadien National, Myriam s'est toujours intéressée aux technologies : au secondaire, elle aimait beaucoup les cours de physique où l'on parlait d'électricité. Bien qu'elle ne sait pas encore si elle travaillera dans le domaine de l'éolien ou dans une industrie, c'est dans la région qu'elle a envie d'exercer son métier après sa formation. « Il me vient parfois à l'idée de continuer à l'École de technologie supérieure, mais l'emploi d'ingénieur vient en second choix pour moi. Donc, peut-être qu'après quelques années de travail en tant que technicienne, j'irai faire mon BAC. »

Pour être admise à ce programme, il faut avoir réussi les cours préalables Mathématique 436 et Science physique 436. Ce programme est offert en alternance travail-études, dans lequel les contextes d'apprentissages permettent d'appliquer les connaissances acquises au domaine de l'éolien. Myriam indique que cette formule lui permet de voir ce qu'est le milieu de travail dans le domaine où elle étudie, d'appliquer en milieu réel ce qu'elle apprend dans ses cours et d'accumuler de l'expérience avant d'entrer sur le marché du travail. De plus en passant quelques mois dans une entreprise, elle se crée des contacts qui pourront lui être utiles dans le futur.

Le programme permet également le passage entre le DEC et le baccalauréat en génie électrique-mécanique de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) et un accès direct à l'École de technologie supérieure (ÉTS). Avec un taux de placement est de 92 %, un salaire intéressant et des conditions de travail avantageuses, ce métier d'avenir est à considérer.

Sources : Emploi-Québec, Cegep de la Gaspésie et des Îles, Table de concertation des groupes de femmes de la Gaspésie et des Îles.

T: 581 886-4650

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